KALAMNA (création 2017)

Poésie et musique à partir de 14 ans
1h15

Un spectacle musical pour (re)découvrir les textes de la poétesse syrienne Maram Al Masri et pour donner une envie intense d’aller sans peur à la rencontre de l’autre.

 

Les poèmes parlent d’amour, de sensualité, mais aussi de la difficulté de vivre loin de sa patrie en guerre et des drames traversés par les femmes qui abandonnent leurs enfants sur les champs de bataille. Les compositions originales convoquent des climats sans terre fixe et des inspirations vagabondes orientales, des influences d’Europe de l’Est, et même quelques éclats de jazz.

 

« Nous avions commencé à travailler sur ces textes il y a trois ans. Des difficultés pour nous réunir au milieu de toutes les autres priorités ont repoussé le projet. Les évènements en Syrie n’ont entre-temps fait que s’amplifier. Devions-nous poursuivre ce travail ? Quel sens cela avait au cœur de toutes ces horreurs ? Nous étions plus préoccupés à trouver des logements, à aider concrètement les réfugiés syriens en France. Que pouvait faire la musique, la poésie quand des milliers de gens meurent devant une communauté internationale muette et soi-disant impuissante ? Et nous surtout si impuissants.
Puis nous nous retrouvons, en reparlons, pesons de nouveau calmement notre envie et je relis mon histoire. Mon histoire avec le monde arabe débute à vingt ans sur les bancs de l’université Paris 4 Sorbonne et réveillée par Henry Laurens sur l’injustice du conflit palestinien. Depuis ce jour, le monde arabe, c’est à dire la langue, la poésie, les voyages, les séjours, les rencontres n’ont cessé de ponctuer ma vie. La poésie arabe et l’expression de la culture arabe à travers la musique de Hawa et d’autres projets ont contribué à alimenter encore et toujours cette idée banale et pourtant essentielle qui ne quitte jamais aucun de mes projets depuis 30 ans : Il n’y aura pas d’intégration, de relation d’échange, de bien vivre, sans connaissance et acceptation réciproque. Aussi lors de mon arrivée à Angers j’ai proposé des ateliers de sensibilisation à la culture arabe à travers l’art, l’architecture, la langue, l’écriture, la musique, la cuisine… Hélas nous n’avions su toucher qu’une élite intellectuelle qui avait compris le sens profond de ce geste. Et c’est évidemment partout que ces propositions auraient dû se développer, des budgets colossaux auraient dû être investis. Bref laissons là les propos politiques nostalgiques et stériles.

Claire Bossé

 

Distribution : 

Claire Bossé (Chant)

Gilles Constant (Piano)

Bachir Rouimi (Percussions et chant)

François Marsat (Contrebasse)

Dorian Zavatta (Saxophone et Clarinette)

Telma Pereira (Danse)

 

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42ÈME PARALLÈLE

À partir de 7 ans.

Cette balade musicale sur le fil du 42e parallèle nord est une invitation à faire le tour du monde en restant à sa place.

 

Poussé par des vents d’ouest, ce duo vocal et instrumental, nous entrainera de l’Europe méditerranéenne aux Balkans, de l’Asie centrale à l’extrême orient, du Portugal à la Macédoine, de la Turquie au Kirghizstan, jusqu’au Japon, et plus loin encore…

Explorant différents univers musicaux, plongeant dans des cultures lointaines, Claire Bossé et Gilles Constant nous feront traverser ces pays à leur façon.

Une manière singulière de rencontrer l’humanité dans sa diversité, ses différences, mais aussi ses confluences...

 

"Nous sommes deux. Deux pôles.
Nous nous sommes embrassés pour la première fois en Italie.
Assis sur un mur de pierre à la sortie de la petite ville médiévale d'Assise.
Déjà nous étions loin de chez nous. Sans le savoir, nous avons scellé notre destin sous le signe du voyage.
Puis il y eut cette année en Egypte.
Sur les traces du voyageur Arabe Ibn Jobayr, nous découvrons et respirons des parfums de Jordanie,  Syrie, Palestine et Turquie.
La Hongrie, l'Autriche et l'Allemagne nous ramènent peu à peu vers les portes de l'Occident.
Après l'achat de notre increvable camion, nous nous dirigeons, avec nos 3 enfants cette fois, vers le désert du Maroc à la rencontre de Moha. Puis, c'est l'Espagne et notre installation pour 4 mois en famille, à Grenade, dans le berceau Arabo-Andalou. Projet né au retour de vacances sur une autoroute illuminée, c'était mon tour de conduire. Les longues distances sont pour moi depuis toujours propices à la naissance de projets en tous genres. Les idées se rencontrent, se contredisent, se croisent...

Je réveille toute la famille endormie.
Gilles propose Grenade.
Une grande énergie nous animera cette nuit-là.
Deux ans après nous partirons.
Aujourd'hui encore, l'intensité de cette aventure familiale continue de me surprendre.

Et puis aussi le Chili, la Chine, la Norvège et le jardin du garagiste où nous sommes restés 3 jours à manger des sandwichs au saumon....
Tous ces visages nous accompagnent : Khaled, Leila, Hussein, Mark, Peter, Raoul, Sylvie, Aschraf et Delia, Ramadan, Gabriela, Gabriel, Vicky, Vlada et tant d'autres.

Ils raisonnent en nous. Ils ont faits de nous des gens différents.

Combien de fois me suis-je demandée : pourquoi le voyage ? pourquoi ce besoin de partir ? pourquoi toujours rouler ? conduire ? prendre un bateau ? un avion ? un train ? un vélo ?  découvrir ? marcher ? avancer ? vers où ?

Et voilà octobre 2012.
Nous partons pour un voyage…. musical cette fois.
Il est temps.
Nécessaire.
Il est urgent de raconter nos voyages.

Non.
Pas de les raconter.
De les chanter.

 

Les émotions de voyages sont si difficiles à dire avec des mots.
Quel voyageur n'a pas été frustré à son retour « Alors, ce voyage ? » et après quelques minutes, sentir qu'il est temps déjà de passer à un autre sujet.
Alors qu'on a si peu dit.

Comment transmettre à ceux qui qui n'ont pas été du voyage ?
Comment dire la force et l'énergie des rencontres, la poésie des paysages et le trouble des visages plombés par le soleil des marchés quotidiens...

En le chantant.

Gilles a alors regardé les cartes, déplacé les mappemondes, étudié les parallèles et les lignes d'horizon. Il s'est plongé à corps perdu dans des Atlas.
Il a lu les cartes comme on lit des romans, décrypté les reliefs pour qu'ils nous content leurs secrets.
Il a observé le bleu les mers et les verts des rivières pour comprendre comment les hommes construisent leur nid.

Puis l'évidence.
Ce serait le 42 ème parallèle qui conduirait nos pas vers ce voyage en terres inconnues.
Sans nous en écarter de plus de 500 m de latitude nord et sud.
Du Portugal au Canada, nous foulerions le sol de 22 pays.
Nous chanterions dans chaque langue, comme pour nous rapprocher des hommes.
Peut-être ne comprendrions nous pas tout.

La musique des mots serait là pour nous éclairer.

Sous le cerisier ombragé, nous passons des heures assis sur la vieille banquette du camion à écouter des bribes de musique, de chansons, à nous remémorer des musiques de films qui nous ont touché.
Nos pensées voguent.... Nous partons pour une traversée sans frontières.

Voilà bien ce que permet l'art : décoller de son fauteuil sans passeport ni visa.

L'été touche à sa fin.  
Septembre nous a permis de mémoriser les morceaux choisis et nous voilà arrivés dans le joli petit théâtre de Pouancé dans le Maine et Loire où nous sommes accueillis en résidence pour travailler notre projet. Au calme.

Clarisse, auteur et metteur en scène, elle-même passionnée de voyages, a accepté de venir passer 3 jours avec nous malgré un emploi du temps très chargé.
Nous lui présentons l'état d'avancement de notre travail.
Devant son regard effaré, nous réalisons combien nous sommes loin, très loin du compte alors que la première est prévue dans un mois !

A l'image des voyages que nous réalisons, nous ne commençons à les préparer qu'au moment du départ.

Surtout, jamais avant de partir !
Non que nous ne le souhaiterions pas, mais notre vie est ainsi faite qu'avant le voyage, le temps est à ce que nous faisons, au moment présent.
C'est précisément ce qui permet l'émergence d'imprévus magnifiques, d'une extrême intensité.
Clarisse travaille à l'intuition : elle me propose de préparer un thé et nous demande de raconter nos voyages. Elle nous questionne, nous incite à fouiller les détails, sollicite des explications, nous oblige à creuser notre mémoire pour y faire jaillir des instants uniques, des moments précieux, des images oubliées...

Cela dure deux jours.
Sur les 3 qu'elle avait prévu de rester avec nous.
Ce soir-là, elle nous quitte en nous disant :
«Je reviens dans 15 jours. Bossez la musique en attendant ».  

Puis elle revient, nous apportant sur un plateau, un spectacle écrit sous forme d'un carnet de voyage dans lequel il est question de voisin maoïste, de nuit passée sur la muraille de Chine, d'amandes grillées, de selles de vélos, de papiers et de visas impossibles à obtenir...
Nous sommes émus aux larmes tant ce texte nous ressemble.
C'est drôle et terriblement poétique. Exactement ce dont nous avions envie.
Elle travaille avec nous sur la mise en espace et le jeu. Avec délicatesse. Et exigence.
Nous nous sentons portés les uns par les autres.
Notre ami Philippe crée le décor : espace universel, petit ilot de tendresse, no man's land dans lequel les frontières sont balayées par les notes de musique. Parmi ses questions, Clarisse avait demandé : «Pourquoi le 42 ème parallèle ?» Pas de réponse.
«Gilles, où ton ton arrière-grand-père est-il né exactement ? »
Gilles et moi nous regardons. Le temps suspend son vol. Il doit être 2 heures du matin quand apparaît sur l'écran de l'ordinateur, l'image du petit village natal de Gamba di Ferro, l'arrière-grand-père corse de Gilles.

Pie Di Corte di Gaggio se situe sur la ligne exacte du 42ème Parallèle.

 

Plus qu'une itinérance musicale, nous entamons un plongeon au cœur de nos racines.
Ce soir-là, notre voyage prend une autre épaisseur.
Il s'ancre dans notre appartenance à la terre de nos ancêtres.
Ajoutons à cela que, par un de ces « hasard » dont la vie a le secret, Pouancé, notre lieu d'accueil en résidence, se trouve être le village où mon arrière-grand-mère a cultivé la terre et mon grand-père a pétri le pain.

Nous en sommes certains désormais.
Nous sommes fils de la terre.
Tierra del mundo.
Brute, sèche, argileuse, féconde."

Claire Bossé
avec la complicité de Clarisse Léon

 


DUO FRIO

 

" DUO FRIO " :

Deux personnages en manteaux de fourrure. D'où viennent-ils? Exilés, réfugiés, touristes même. On ne sait pas. Mais leur musique est tintée de mots de langues lointaines. Les accords du piano sont a mi-chemin entre Puccini et l’Orient, et la voix rappelle un opéra populaire oublié. En tout cas, ces deux là se couvrent, il fait froid, et c'est tout l'objet de leur spectacle: La quête d'un lieu pour dormir...

 

(Spectacle familial)

 

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TU LE CROIS ÇA

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